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Faire face à la colère de votre enfant

Une horrible grimace, un cri strident et une rivière de larmes : les signes ne trompent pas, c'est la colère. Voilà que la prunelle de vos yeux se change en monstre vagissant, incontrôlable créature trépignant, rougissant et convulsant dans un coin de la cuisine. Pour éviter l'étouffement impromptu de votre hoquet sur pattes, CitizenKid vous indique comment faire face à ses accès de colère.

Si l'épouvante est le réflexe naturel de toute personne sensée face à la colère d'un enfant, elle doit bientôt laisser la place à la raison. Ne cédez pas à la facilité en concluant à un vil caprice qui mérite un tour à la cave. Faites plutôt appel au reste d'humanité qui tapisse le fond de votre conscience en essayant de comprendre son ressenti et la source de cette colère. Selon les âges, l'enfant tente de tester les limites, de mesurer l'autorité parentale ou encore d'attirer l'attention sur lui. Frustré, l'enfant se laisse submerger par une émotion qui ne peut s'exprimer par les mots.

Pour contrer sa colère, évitez certaines attitudes (châtiment corporel, menace, cris ou punition sans explication) qui ne sont absolument pas des remèdes efficaces, au contraire. Humilié, l'enfant perd de son estime de soi. Culpabilisé, il voit sa colère redoubler. Disputé, il perd ses repères. En effet, le parent, supposé montrer l'exemple, perd toute sa crédibilité s'il s'énerve à son tour. Conséquence : la colère n'est pas calmé, l'enfant est prêt à exploser et toute la maisonnée avec.

Partisan de la liberté d'expression, laissez-le d'abord évacuer sa colère avant toute discussion ou explication. Ensuite, il y a plusieurs tendances : les traditionnalistes préconisent la fermeté, qui fixe les limites à l'enfant ; les fantaisistes choisissent de faire diversion pour arrêter les pleurs (« tiens, c'est l'heure de goûter ! », « oh ! regarde le bel animal ! » ou « tu veux que je te lise une histoire ? ») ; les découragés préfèrent isoler l'enfant quelques minutes pour le laisser se calmer seul (idéal pour le priver d'un public apitoyé s'il fait une colère au supermarché). Quoiqu'il en soit, vous devez donc toujours rester calme et prendre de la distance et ne jamais rester sur un conflit.

Et la prochaine fois, anticipez en lui laissant le choix quand il est possible ou en le prévenant de l'imminence d'un événement qui pourrait le contrarier (coucher, bain, rendez-vous chez le dentiste). Avec un peu de chance, c'est contre le dentiste qu'il s'énervera, cette fois...

Et vous, comment réagissez-vous si votre enfant pique une colère ? 

Pauline (Nice)

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